21 juillet 2009 – 1:08
« Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. »
Antoine de Saint-Exupéry.
Cette grande phrase est souvent reprise dans les débat sur le développement durable. On regarde la situation, les statistiques et les images qui nous montrent que la terre ne sera pas la même pour nos enfants. Il est évident pour certains qu’il est trop tard et donc trop compliqué pour admettre les erreurs et repartir sur de nouvelles bases plus respectueuses du développement durable. Je pense par contre qu’il n’est pas trop tard ou trop compliqué pour s’adapter.
S’adapter en utilisant nos acquis théoriques, scientifiques, économiques, politiques et sociaux dans un but « durable » est la nouvelle orientation à entreprendre.
Il s’agirait de garder nos systèmes, tout en remplaçant les outils actuels par des outils entrant dans la logique du durable pour arriver non pas simplement à un produit final bio, équitable et durable, mais pour que le chemin emprunté soit aussi celui du développement durable. Simple exemple, au lieu d’épandre de l’engrais chimique on épandrait de l’engrais naturel, pourquoi pas ? Et avec ce type de changement, on arrivera certainement à une augmentation du nombre de salariés nécessaires, à un rythme de travail moins stressant et à un développement local plus important.

La semaine du Développement Durable
Nous sommes dans un modèle libéral trop capitaliste où la logique veut que seul le point « Économie » dans les axes du développement durable ai la première place. Pour arriver à faire en sorte que l’axe « Sociale » et « Environnemental » ne soit pas totalement invisible, il faut penser autrement. Essayer d’arriver à une égalité sur le même plan de travail ne fonctionnera pas. Alors regardons plus loin que les simples lignes dessinées par les $. Comment « Économie » se fait ? Voilà la grande question qui permettra à « Sociale » et « Environnemental » de faire leur place. En comprenant et on intégrant le système en place on peut ainsi mieux s’adapter et trouver les failles pour ensuite s’y frayer un chemin. Et petit à petit le développement durable deviendra grand !
Montrer que cela fonctionne en premier temps puis y ajouter des bénéfices pour finir par se rendre indispensable, comme le plastique à su le faire ! Les logiques sont là, alors utilisons-les maintenant.
Il s’agit d’une spirale où le bout est en signe de $. Pour y arriver jusqu’à présent le lobbying des industries chimiques / pétrolières ont eu le dernier mot. Là est la fameuse faille : le lobbying. Pourquoi ne serait-il pas développement durable ?
Et en effet, nous sommes au début d’une nouvelle ère. Dans cette dernière année il y a eu un nouveau tournant : la diffusion du film HOME de Yann Arthus-Bertrand. Malgré les Thalassa et autres Envoyé Spécial, il n’est pas à nier que le HOME a été le déclencheur social nécessaire à l’appui au lobby du développement durable sur notre système. Politiquement on a vu un espoir lors des élections européennes. Économiquement on voit fleurir les campagnes de communication dites durables comme une nouvelle tendance marketing.

TerraEco, juillet-août 2009 : Le vert écologique s'associe au vert des dollars
Encore une fois, qui dit que le marketing est mauvais ? Dans la situation actuelle de la planète, il faut utiliser tous les types de canaux pour sensibiliser la masse, l’élite, les médias, la politique, les industriels, … Toutes les actions en faveur d’une prise de conscience en espérant un changement de comportement est un pas vers l’adaptation. C’est la première fois qu’une telle révolution comportementale ne peut être prise pour un effet de mode. Le développement durable est vital pour l’avenir.
Et en ce sens je me place dans le système en tant que spécialiste de la communication nécessaire à ce nouveau lobby. Un type de communication que certains ont commencé à appeler « communication des risques » dans le milieu des années 1980 en adaptation à la société des risques telle que l’explique Ulrich Beck dans son livre du même non. Et qui aujourd’hui je nommerai plus justement « communication durable » en adéquation avec la définition du développement durable.
Je vous propose à travers ce blog de reprendre les grands principes liés à la communication des risques ainsi qu’une synthèse des sujets d’actualité du DD, simplement pour permettre à ceux qui le désir d’accéder à mes recherches et de les utiliser pour leur propre combat vers un monde plus « durable ».
À suivre …
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