HOME sweet home

10 juin 2009 – 14:21

Beaucoup d’encre a déjà coulé sur le film Home que l’on ne présente plus. J’avais envie d’écrire un article moi aussi, juste pour faire un lien avec ma vie actuellement.

Je suis rentrée du Canada depuis plus d’un mois, retour dans mon Alsace natale, et en regardant ce film, je comprenais profondément le message de Yann Arthus-Bertrand. En retrouvant ma piste cyclable où je faisais du roller, en repassant devant le supermarché local, en allant dans ma boulangerie, en roulant dans les villages voisins, je me dis « c’est magnifique cette région, et c’est chez moi ». Par contre, je ne voyais pas les champs infinis de maïs bordant les mêmes chemins, je ne voyais pas toute l’énergie non renouvelable et le gaz à effet de serre utilisé pour construire ou produire ce qui se trouve dans ces magasins qui me sont si chers, …
Comme Yann nous l’a fait remarquer, il y a toujours une manière de voir la beauté des choses même dans les plus horribles.

Le débat qui a suivi sur France 2 a été pour moi une ouverture sur ma pensée quant à la manière de voir le futur. Pourquoi changer le tout, il suffit de changer le sujet et non l’histoire. Que ceux qui courent après la carotte dorée continue de courir si cela leurs fait plaisir, le bonheur est bien évidemment le but de chacun. Mais pourquoi ne pas simplement leurs donner une carotte bio au lieu de celle issue des OGM ? La course sera la même, le produit aussi, mais les conséquences sur l’environnement et l’homme bien différentes. Nous n’avons plus le temps de changer notre société, alors laissons-là et changeons juste le type de produit que nous consommons. J’ai beaucoup apprécié ce débat, il a apporté des options dans une ambiance de respect et au droit de parole. Je fais référence ici au débat du jour d’avant avec les chefs des partis politiques, où personne ne se laissait parlé et où aucune proposition n’a été faite.

Ce n’est pas vrai que l’on peut rien faire, si demain tout le monde demande du bio dans les supermarchés et n’achète rien d’autre, vous verrez que le lendemain il y en aura du bio. Et la loi du marché fera en sorte que les prix baisserons tout aussi vite que la demande augmentera. Pourquoi sommes nous capable d’aller faire la grève pour une augmentation de salaire, mais incapable de nous unir contre ce qui va nous tuer ? L’argent est t’il plus important que la vie ? Alors pourquoi fait-on encore des enfants, acheter une voiture c’est bien plus sympa, non ?

Au plaisir …

Christelle.


Développement durable : le guide carrières

2 juin 2009 – 7:09

Ci-dessous un excellent guide des tendances et bonnes pratiques publié par EmploiPro. Une étude du secteur des énergies renouvelables, le marché de l’emploi et les entreprises qui recrutent avec l’ouverture du marché du gaz et de l’électricité :

 


Retour en France

27 avril 2009 – 15:07

Bonjour à tous,

Juste un petit article pour vous rappelez que mon retour définitif en France se fera pour mi-mai.

L’occasion pour moi d’être 100% disponible pour une entrevue ou simplement discuter des opportunités dans les départements Communication qu’offrent les entreprises françaises en ces temps-ci.

N’hésitez pas à me contacter pour fixer un rendez-vous.

 

Au plaisir d’avoir de vos nouvelles.

 

Christelle


La crise pour divertir.

29 janvier 2009 – 13:17

Pour avoir fait mes études en communication des risques, voir aujourd’hui le monde en « état de crise économique » comme les médias se plaisent à le dire, me questionne sur la constante négligence de la prévention. Encore une fois on préfère réunir des G20 pour « réfléchir à des solutions », mais la réflexion se trouve dans le cycle d’une situation d’exception bien avant la phase de la crise. Somme nous alors en « crise » ou en « réflexion » ? Au niveau du développement durable, oui la situation est grave. Les relations sociales ne sont plus que des actions individuelles et égoïstes soutenues par une économie qui ne permet plus l’épanouissement. L’environnement, comme on le sait depuis des décennies va en se dégradant et il se place bien en dernier dans les priorités politiques. Alors finalement, cette situation ne serait-elle pas nommée « crise » car elle touche le plus important : l’économie ? Paradoxalement, on nous parle d’équilibre entre l’économique, le social et l’environnemental. Reprenons, l’environnement est en danger et les journaux en parlent dans le dernier cahier, le social est en « grève », « moral en baisse », « démotivé », et se retrouve généralement plus proche du dernier que du premier cahier. Et pour finir, prenez le journal, quel est le sujet du fameux premier cahier ? Et bien oui, c’est l’économie. Faut donc pas s’étonner que la crise qui existe depuis plus de 20 ans dans les domaines cachés de l’environnement et du social soit maintenant si « terrible ». C’est notre chère et si fragile « économie » qui est touchée.

Je ne changerais pas le monde, mais si l’on veut rester cohérant avec nos messages il faudrait commencer par une cohésion des acteurs (médias, politiciens, citoyens et autres industriels). En communication des risques la base est la participation équitable de tous les acteurs en jeu. Ce n’est pas en lançant des mots comme « crise » que l’on se déculpabilise d’une situation réel depuis bien longtemps.

Nous ne sommes pas en crise, nous sommes en phase de prise de conscience.


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